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Comment élever des lapins en communauté

  • 26 août
  • 3 min de lecture

Les lapins sont des animaux sociaux. Pourtant, en élevage, ils sont encore souvent gardés individuellement dans de petites cages.


Nous avons commencé de cette façon nous aussi. Avec l’expérience, cette méthode correspondait de moins en moins à notre vision du bien-être animal. Nous voulions voir nos lapins courir, explorer, se reposer ensemble et exprimer davantage leurs comportements naturels.


Nous avons donc choisi de les élever en communauté.


Pourquoi avons-nous changé notre façon de faire?


La différence la plus évidente est simplement leur quotidien.


Nos lapins peuvent courir, creuser un peu, choisir où ils souhaitent dormir, se cacher et passer du temps ensemble. On les voit régulièrement se prélasser les uns contre les autres et chercher la sécurité du groupe.


Pour nous, leur offrir cette liberté vaut les quelques défis supplémentaires que demande la vie en communauté.


Notre installation


Notre groupe vit dans un enclos entièrement grillagé de 6 x 12 pieds, incluant une protection sous le sol contre les prédateurs et les évasions.


Ils disposent de plusieurs petites maisons, de cachettes et d’un sol naturel où ils peuvent creuser sans pouvoir sortir de l’enclos.


L’espace est essentiel. Chaque lapin doit pouvoir s’isoler, se cacher ou s’éloigner des autres lorsqu’il en ressent le besoin.


Une hiérarchie bien à eux


Notre groupe est composé d’un mâle et de quelques femelles, et une chose est rapidement devenue évidente : les femelles dirigent.


Elles choisissent leurs espaces, leurs maisons et savent parfaitement remettre le mâle à sa place lorsque nécessaire.


La reproduction se fait naturellement. Les femelles choisissent le moment et mettent bas dans leurs petites maisons, où le mâle ne s’aventure généralement pas.


Cette approche signifie toutefois que nous ne contrôlons ni le moment ni le nombre des portées.


Pourquoi nous avons choisi le Géant des Flandres


Avec nos anciennes races à viande, la reproduction en communauté était tout simplement trop productive pour les besoins d’une petite famille.


Nous nous sommes donc tournés vers le Géant des Flandres, une race dont le rythme et la taille des portées correspondent davantage à notre réalité, tout en offrant le tempérament doux et sociable que nous recherchions.


Les défis de la vie en communauté


Cette méthode n’est pas adaptée à toutes les installations.


Il peut y avoir quelques conflits, particulièrement lors de l’introduction d’un nouvel individu. Nous préférons commencer les groupes ensemble lorsque possible, mais l’ajout de nouvelles lignées devient éventuellement nécessaire.


C’est pourquoi notre enclos offre plusieurs endroits où se cacher, s’éloigner et éviter une confrontation.


Il faut également accepter de laisser une certaine part de contrôle aux animaux. Les portées ne sont pas planifiées et nous surveillons simplement le groupe quotidiennement. Nous adaptons lorsqu’une femelle décide que le moment est venu.


Et surtout… les bébés grimpent!


C’est probablement le conseil que nous aurions aimé recevoir au début.


Un petit lapin peut grimper beaucoup mieux qu’on pourrait le croire. Et dans notre région, les corbeaux et autres prédateurs ne demandent malheureusement pas d’invitation.


Un enclos communautaire doit donc être sécurisé de tous les côtés, y compris au-dessus et sous le sol.


Est-ce une bonne méthode pour tous les lapins?


Pas nécessairement.


La vie en communauté demande suffisamment d’espace, plusieurs refuges, une installation très sécuritaire et une surveillance régulière. Il faut aussi être prêt à observer la dynamique du groupe et à intervenir si un individu ne s’intègre pas bien.


Mais avec une installation adaptée, nous ne reviendrions pas aux petites cages individuelles.


Voir nos lapins courir, creuser, dormir ensemble et simplement avoir la possibilité de choisir ce qu’ils veulent faire de leur journée correspond beaucoup mieux à notre vision de l’élevage.


Pour nous, c’est ça aussi, le bien-être animal

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